René Fuerst

 
Ethnologue, davantage photographe qu’écrivain. Né en 1933, il vit à Genève depuis plus de soixante ans. Spécialiste des Indiens d’Amazonie, il les fréquenta de 1955 à 1975 et leur consacra plusieurs livres, films et disques. Chercheur indépendant, il était de 1983 à 1998 l’un des conservateurs au Musée d’ethnographie de Genève. Membre de missions d’’enquêtes chez les indiens d’Amazonie du Comité international de la Croix-Rouge (1970) et de l’Aborigines Protection Society (1972), à Londres, il fut en 1975 interdit de séjour par les autorités brésiliennes suite à ses critiques de la politique indigéniste officielle. Il était également ancien secrétaire général de la société Suisse des Américanistes et ancien président de l’international Work Group for Indigenous Affairs à Copenhague.

Daniel Schweizer daniel@horizon-films.net

 

Cinéaste et réalisateur indépendant, Daniel Schweizer est né à Genève. Il a étudié à l'École supérieure d'Art Visuel de Genève et a poursuivit sa formation à l’ESEC Ecole Supérieure d’Etudes Cinématographiques à Paris. Il a travaillé comme assistant réalisateur, en Suisse, en France et Pologne avec des  réalisateurs tels que Richard Martin, Pierre Koralnik, Robert Hossein.

 

Primé au Festival de Leipzig et sélectionné pour les Félix Européens, mention du jury au Prix Europa. Il est l’auteur d’une trilogie documentaire et ethnologique sur l’extrême droite radicale, les skinheads et les néo-nazis : « Skin or die », « Skinhead Attitude » et « White Terror » coproduit avec la Télévision Suisse et ARTE. Il enseigne le cinéma à la HEAD, Haute Ecole d’Art et de Design de Genève.

 

« Skinhead Attitude » a reçu le prix du public au Festival de Leeds, nominé pour le prix du cinéma Suisse et le Deutscher Fernsehpreis. « White Terror » a reçu le Prix du documentaire de la Ville de Zurich.

Ses films sont régulièrement sélectionnés dans les grands festivals tels que Locarno, Nyon, Montréal, Rio de Janeiro, Londres, Vancouver… Daniel Schweizer est membre de l’EDN, l’European Documentary Network. A suivit en 2006 la «Master Class » de la formation des producteurs européens EURODOC.

 

Son film documentaire de long métrage « Dirty Paradise » sur les Indiens Wayana en Guyane, a reçu le Grand Prix du FIFDH 2010, Festival des Film sur les Droits Humains de Genève. En 2011 il a reçut le Prix Allemand « Film für Eine Welt » du Nordrhein-Westphalen.

 

En 2014, il a réalisé deux nouveaux films documentaires pour le cinéma, «  Dirty Gold War » et « Trading Paradise » tournés en Zambie, Pérou et Brésil et  qui vont sortir en 2015. Depuis quinze ans, il se rend régulièrement en Amazonie et développe plusieurs projets avec des populations autochtones. Actuellement il prépare un long métrage documentaire avec les Indiens Surui, Xikrin et Yanomami, intitulé «  Before the falling Sky ».

 

Aurélien Fontanet www.aurelienfontanet.com   www.inhobikwa.org  aurelienfontanet@hotmail.com
 
Auteur photographe exerce une pratique artistique socialement engagée. Un premier voyage en 1999 avec Nordesta Education & Reforestation renoue avec ses origines brésiliennes et depuis travaille avec des communautés amérindiennes du Brésil. 2018-2020 Master TRANS, HEAD-Genève. Membre des collectifs Amazonian Memory, inhobikuwa et unephotoparjour.ch
Paul Lambert
 

Cinéaste-explorateur, auteur de télévision, de radio et de théâtre, il est né en 1918 et décédé à Genève en 2004. Il s’est rendu en Afghanistan avec Joseph Kessel. Sans grands moyens, il s’est enfoncé au coeur du continent Sud Américain. De son voyage en Amazonie, il a tourné un film de long métrage: Fraternelle Amazonie en 1964, à l’issue d’un voyage dans le Mato-Grosso auprès de tribus encore indemnes de la civilisation occidentale. Il a aussi écrit un livre sur ce voyage, récit d’aventure et quête spirituelle.

Catherine Claude

Née dans le Jura suisse. À l’âge de neuf ans, elle découvre l’Hasselblad, c’est un moment décisif. Elle prend alors la décision de devenir photographe.
En 1996, après un parcours dans la danse et la mode, elle décide qu’il est temps d’entreprendre la photographie. C’est en autodidacte qu’elle trouve sa voie dans l’art contemporain. La Green Gallery à Genève révèle son talent avec la série «Hors Champs» puis «OBÒ». S’enchaîneront diverses expositions (Cramer+Mitterrand, Hermes, A. Galerie Cutlog...)
Catherine Claude se retire périodiquement de la proliférante conurbation contemporaine. Renouant avec de très anciennes pratiques et munie d’un Hasselblad, d’un objectif unique et cellule, elle fait retraite au coeur des forêts les plus reculées pour y méditer en solitaire sur les mystères de la nature mère.
En 2005 elle participe en tant qu’assistante photographe pour le film Amasoja de Giorgio D’Imperio, tourné au Brésil. (film primé au New York Festival en 2007), c’est à cette occasion qu’elle rencontre René Fuerst, il restera un conseiller avisé et expérimenté pour les questions autochtones. Sensibilisée par ses voyages à la rencontre des peuples premiers, elle s’engage auprès d’associations qui luttent pour la déclaration des droits des peuples autochtones auprès de l’ONU et pour la reforestation en terre indigène Paiter Surui.
40 ans après René Fuerst, elle séjourne chez les Xikrin du Catété, afin de collecter des informations pour le livre Homme Oiseaux d’Amazonie.
«Non, ce n’est pas une grande dame, mais une femme d’exception et hors du commun, une naturaliste innée, une voyageuse intrépide, une photographe subtile et, pour ma part, une copine, voire une « messagère » discrète auprès d’Indiens qui alors m’étaient inaccessibles…» René Fuerst